Arrondissement : arrondissement de Cayenne
Canton : canton de Kourou
Code postal : 97310
Site internet : www.annuaire-mairie.fr/ville-kourou.html
Maire : Jean-Etienne ANTOINETTE (Sénateur) (2008-2014)
Intercommunalité : Aucune
Superficie : 2 160 km²
Avec 25 688 habitants, Kourou est la troisième ville la plus peuplée de Guyane derrière Cayenne et Saint-Laurent-du-Maroni. Ses habitants sont appelés les Kourouciens et les Kourouciennes.
Autrefois connue pour son bagne, elle est aujourd’hui surtout réputée pour abriter le Centre spatial guyanais (CSG), locomotive économique de toute la Guyane.
Commune située au nord-est de l’Amérique du Sud, sur le littoral guyanais, Kourou est localisée à l’embouchure de son fleuve éponyme. Derrière la ville se trouvent quatre monts : la Carapa, le Pariacabo, la montagne Café et la montagne Lombard. Elle est parsemée de trois lacs : le Bois Diable, le Marie-Claire et le Bois Chaudat. Les environs sont un mélange de savane sèche et inondée (cette dernière appelée pripri), ainsi que de forêt tropicale. Elle est localisée à 60 km au nord-ouest de la préfecture du département, Cayenne.
De longues plages de sable bordent la côte Atlantique ; elles sont délimitées au nord par des mangroves et au sud par le fleuve Kourou. Ces plages ne sont pas orientées nord-ouest comme sur le reste du littoral (à l’exception de celle à l’embouchure du Mahury) à cause des rochers de la Pointe des Roches. Le reste de la côte, comme ailleurs en Amazonie, voit un apport constant de sédiments dû aux nombreux fleuves amazoniens (dont les eaux sont d’ailleurs brunes pour cette même raison), surtout de l’Amazone lui-même. Les sédiments s’accumulent sur la côte, formant de longues étendues de vase qui sont colonisées par les palétuviers, formant des mangroves ; les étendues de vase et les mangroves reculent et avancent selon les orages de la saison des pluies, les marées, les houles, et les nouveaux apports de sédiments. La configuration de la côte change donc d’année en année.
Kourou est située dans une zone sismique d’intensité faible ; des tremblements de terre peuvent survenir dans le nord-est de l’Amérique du Sud et dans les Guyanes causés par les contacts entre les plaques tectoniques sud-américaine et caraïbe. Une secousse d’une magnitude de 5,2 a été ressentie le 8 juin 2006.
Kourou, possédant le port le plus proche, est le point de départ des excursions aux îles du Salut, situées à trois kilomètres de la côte.
Lors du dernier recensement en 2007, la population s’élevait à 25 688 habitants, toutes origines confondues. Il y a davantage d'hommes que de femmes sur toutes les tranches d'âge dû au grand nombre de légionnaires et d'ingénieurs du CSG installés en ville. Les jeunes de 20 à 24 ans sont peu nombreux dû au fait que la plupart partent faire leurs études supérieures en métropole ou aux Antilles, la Guyane abritant peu de sections de l'Université Antilles-Guyane.
Pendant longtemps Kourou ne fut qu’un simple hameau, plusieurs fois colonisée et abandonnée au long de son histoire, jusqu’à l’implantation du Centre spatial guyanais, qui fit venir des milliers d’ouvriers pour construire les bâtiments ainsi que des astronomes, physiciens, ingénieurs... travaillant au sein du CSG même. Cette immigration massive se voit clairement dans les graphes d’évolution de la population. (Voir la section Économie pour plus de précisions sur l’émigration massive en Guyane en général après l’implantation du CSG.).
Les Noirs-Marrons sont représentés par les Bonis et les Saramacas. Un quartier saramaca est d’ailleurs implanté sur les bords du fleuve Kourou, près de l’embouchure. Ce quartier a néanmoins partiellement brûlé en avril 2006 et ne s’en est pas encore relevé.
La coexistence entre les habitants de Kourou et en Guyane en général n’est pas toujours paisible. Le taux de vols violents avec arme est de 40 % dans le département, qui dépasse aisément les taux d'autres délits comparés à la métropole et les autres DOM-TOM. Le taux d’atteintes à l’intégrité physique y atteint 17 faits pour 1 000 habitants alors qu’il est au maximum de 11,7 % en Île-de-France, par exemple. Les commerçants d’origine chinoise, en particulier, sont souvent victimes de cambriolages dans leurs magasins.
Dans la première moitié du XIXe siècle, on voit l’implantation de cotonneries sur les hautes terres de Kourou (ainsi qu’à Sinnamary, sur l’île de Cayenne, sur l’Oyapock et à Macouria, où cette plante fleurit le mieux). Par contre, le roucou, « spécialité » de la Guyane coloniale, n’y trouva pas du succès, étant cultivé surtout à Kaw, sur l’Approuague, et à Montsinéry. Ce fut également le cas pour la culture du sucre, qui se limita en grande partie à l’est du littoral. Cette extrême dépendance de toute la colonie sur trois, parfois deux cultures la rendit très dépendante des fluctuations du marché ; ainsi, quand le prix du coton baissait, la région de Kourou se trouvait économiquement affaiblie. Ce fut le cas à partir de 1844, quand la petite colonie ne put plus concurrencer l’énorme production des États-Unis, entre autres. La colonie en général vécut une crise agricole de 1830 à 1855. L’économie de la Guyane reposait essentiellement sur la production ou la culture d’un produit à la fois, chacun échouant tôt ou tard, plongeant les Guyanais dans la misère jusqu’à la monoculture suivante : tabac, coton, sucre, roucou, balata, bois de rose, rhum, banane... se succédèrent.
La ruée vers l’or, qui commença en 1855 et ne finit qu’à la fin de la Seconde Guerre mondiale, détruit presque entièrement l’activité agricole à Kourou et en Guyane en général. L’effondrement du prix du coton, presque la monoculture de la colonie, et l’abolition de l’esclavage l’avaient déjà énormément appauvrie. La colonie dépend presque entièrement de l’or, dont la production atteint un maximum de presque 3 800 kilos par an en moyenne dans la décennie allant de 1904 à 1914. La valeur des exportations d’or par rapport aux exportations totales atteint une moyenne record de 96 % de 1884 à 1903. Kourou et tous les autres villages et villes de la Guyane se sont vidés de presque tous leurs hommes à l’exception des plus vieux, les plus jeunes et les infirmes. Beaucoup d’agriculteurs quittèrent leurs terres pour travailler dans les mines aurifères. L’économie guyanaise souffre aussi de la rupture des liens commerciaux avec la métropole pendant la guerre.
L’implantation, après la guerre, d’une ferme-pilote à Pariacabo (aujourd’hui la zone industrielle) utilisant des techniques modernes, échoua parce qu’il fut difficile de former les agriculteurs guyanais aux nouvelles machines et techniques. L’expérience fut annulée en 1957 pour cause de manque de budget.
Le Centre spatial guyanais y est implanté depuis 1965. C’est de ce site que sont lancées toutes les fusées Ariane, et bientôt les Soyouz russes ainsi que le petit lanceur italien Vega. Le CSG est la plus grande entreprise de Guyane. Elle est considérée comme la « locomotive » de l’économie du département : en 1990, elle comptait pour 49,8 % de la production totale de la Guyane et pour 28,3 % du PIB ; un cinquième de la population vit de l’industrie spatiale, soit 22 800 personnes. La Guyane se voit dans la même situation économique que pendant la période coloniale : la production est presque entièrement limitée au spatial.
L’importance du CSG et de Kourou en général est tellement grande que les villes proches se sont énormément développées depuis, en particulier Sinnamary où habitent de nombreux employés de la base spatiale. L’impulsion économique du centre spatial développa l’ouest et centre du littoral guyanais, l’est étant en déclin depuis l’abolition de l’esclavage.
Kourou est à environ 65 km à l'ouest de Cayenne et à 200 km à l'Est de St-Laurent.
Il n’existe aucun réseau de transport public à Kourou (en raison de la taille de la commune) ; en ville les Kourouciens se déplacent surtout en vélo, puis en voiture ou en moto. Pour aller en dehors de Kourou les particuliers n’ayant pas de moyen de transport personnel sont contraints à utiliser un service de navette informel, nommée localement « taxi co » (pour taxis collectifs). ?
La Route nationale 1, à deux voies, relie les grandes villes côtières. Elle fut déviée plus loin de la côte pour contourner le CSG et comprend un pont sur le fleuve Kourou. Ce dernier fut ouvert le 25 décembre 1968, la traversée du fleuve en direction de Cayenne se faisant auparavant grâce à un bac situé au lieu-dit Guatemala.
Il y a un aérodrome à une piste dans l’enceinte du CSG, desservant de petits avions, essentiellement des amateurs de l’aéro-club local, et des vols touristiques en hélicoptère ou avions légers.
La médiathèque, ou « Pôle culturel », de la ville, située sur la rive sud du lac Bois Chaudat, abrite la bibliothèque municipale, une petite salle de cinéma, une salle d'informatique et une salle pour expositions d'art, ainsi que de nombreuses salles où se déroulent des cours pour enfants et adultes. Il existe également une petite bibliothèque associative payante située derrière la mairie, à côté de la caserne de police.
Kourou a un petit cinéma de deux salles, l'Urania, au quartier Simarouba.
Le plus grand évènement culturel de l'année est le Carnaval. Chaque dimanche, on peut voir de grands défilés passer sur l'avenue des Roches. Plusieurs milliers de personnes de toute la Guyane vont à Kourou voir la grande parade, qui dure trois heures ou plus. Toute la ville s'y rend : les femmes y sont le plus souvent danseuses ou touloulous, les hommes dansent ou jouent d'un instrument de musique, et les enfants se déguisent en petits diablotins ou jouent d'un instrument (le plus souvent des tambours en plastique). Accessoirement, à Kourou on élit le Prince Vaval, tandis que les Cayennais élisent le Roi Vaval ; ceux-ci animent une partie de la parade dans leurs villes respectives.
Plus petite mais néanmoins importante, la fête patronale de Kourou se déroule le 25 novembre, la patronne de la ville étant sainte Catherine Labouré. En ce jour, une petite fête foraine est installée près de la place du marché, au Vieux Bourg, et les enfants y vont jouer toute la journée.
Quelques semaines avant Noël se déroule le marché de Noël sur la place du parvis de la médiathèque.
Le stade Bois Chaudat, de 4 000 places, se situe sur la rive nord du lac éponyme avec un camp d’entraînement à côté. Aussi sur les rives, on trouve la piscine publique de la ville, des courts de tennis et un boulodrome. Au nord on trouve le club hippique à côté du lac Bois Diable. Il y a aussi plusieurs équipes de sports nautiques, d’arts martiaux, d'athlétisme...
Il existe plusieurs petites compétitions se déroulant en ville : en octobre, deux jours de courses en pirogue à la mer, départ et fin sur la plage de Kourou, et en mars le Marathon de l'Espace.
La plupart des Kourouciens pratiquants sont catholiques ; leur lieu de culte est l’église Sainte-Catherine, située sur l’avenue Charles-de-Gaulle au Vieux Bourg.
On y trouve plusieurs écoles primaires et secondaires, ainsi qu’une crèche municipale et un IUT de génie électrique. Il y a sept groupes scolaires (Olivier-Compas, Michel-Lohier, Eustase-Rimane, Émile-Nézès, Raymond-Cresson, Olive-Palmot et Solange-Patient), trois collèges (Henri-Agarande, Victor-Schœlcher et Omeba-Tobo), et deux lycées (Gaston-Monnerville et Élie-Castor).
Conseiller général Juliana RIMANE – jrimane@cg973.fr – Tél. : 0594.29.55.17 – Fax : 0594.29.55.90
Protection maternelle et infantile Centre de PMI – 7, rue Justin Catayée – Allée du Bac – Tél. : 0594.32.18.81 – 0594.32.10.31
Fax : 0594.32.57.88
Protection de l'enfance Antenne de Kourou – 80, rue Auguste Boudinot – 97310 Kourou – Tél. : 0594.22.00.76 Fax : 0594.32.03.50
Service social Centre de PMI – 19, rue Toulouse-Lautrec – Quartier de l’Anse – Tél. : 0594.22.34.46 - Fax : 0594.32.80.86
Insertion / RMI ADI - Antenne de Kourou – Pôle Service Public de Kourou – Avenue des Roches - 97310 Kourou
Tél. : 0594.32.60.18 – Fax : 0594.32.62.54
C.A.I.T. de Sinnamary – Rue Constantin Verderosa – Tél. : 0594.34.51.18 – 0594.34.51.94 - Fax : 0594.34.57.81
Démoustication Antenne de Kourou – Zone artisanale de Kourou – Tél. : 0594. 32.05.55
*Henri Agarande - Tél. : 0594.32.00.68 – Fax : 0594.32.57.63
*Omeba Tobo – Tél. : 0594. 22.33.33 – 0594.22.33.31 – Fax : 0594.30.33.63
*Victor Schoelcher – Tél. : 0594.22.07.22 – Fax : 0594.32.61.06
Cartes de transport scolaire Direction des Transports, Place des Palmistes, Cayenne – Tél. : 0594.28.93.20
Transport interurbain de la Guyane (TIG)