Le président du Conseil général, Alain Tien Liong, le président de la Région Guyane, Antoine Karam et le Comité Adélaïde Tablon ont inauguré l’ex rond-point Vidal rebaptisé Adélaïde Tablon en présence de la famille Tablon, Yago, Tacita et de nombreux autres invités parmi lesquels des élus, des représentants du Comité Adélaïde Tablon, du MIR Guyane (Mouvement international pour les réparations) et du MDES (Mouvement de décolonisation et d’émancipation sociale).
Face à la statue des “Marrons de la liberté”, la stèle érigée par la collectivité départementale à la mémoire d’Adélaïde Tablon a été dévoilée par son président Alain Tien Liong et quelques arrières petits enfants de cette héroïne. Désormais, son nom figure sur une plaque
commémorative édifiée sur plusieurs colonnes en bois du pays, “Adélaïde Tablon est née le 31 décembre 1838 à Roura sur l’habitation Besse. Icône de la révolte des habitants de Roura contre la suppression des communes rurales en 1890”.
Au cours de cette cérémonie, les interventions se sont succédées. Alain Tien Liong a voulu sacraliser l’évènement et la lutte menée pour la liberté. Entouré du drapeau guyanais, des deux exécutifs locaux et d’un des vice-présidents du Conseil général Patrice Clet, Benoît Béchet intervenait à son tour. Et comme pour remercier les organisateurs, il s’exclama, “jes a bel !”. “ Men I ka rété roun patché komba pou nou mennen enkô”, poursuit le président du Mouvement international pour les réparations, en citant Thabo Mbeki successeur de Nelson Mandela à la présidence de la République sud-africaine également fils de Govan Mbeki ancien
militant du Congrès national africain (ANC).
Dans un discours soutenu, Benoît Bechet a une nouvelle fois plébiscité ce devoir de mémoire, en demandant que les noms des rues comme Christophe Colomb, Jubelin, Rochambeau, qu’il qualifie d’esclavagistes et de colonisateurs, soient rebaptisées”.
Pour sa part, le président de la Région Guyane s’est penché sur un pan de l’histoire au cours de cette dure année 1879, en rappelant les mouvements de lutte conduite par cette héroïne pour la liberté et contre la suppression des municipalités... “Adélaïde Tablon mérite de rentrer dans l’histoire de la Guyane”, conclut l’exécutif régional en fin de mandat visiblement émotionné.
Sylvio Polonie