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26/04/2010


Cérémonie : le Conseil général aux côtés des autorités coutumières


Alain Tien-Liong, Fabien Canavy, (ndrl : élu chargé notamment des relations avec les autorités coutumières) et Jocelyn Agélas, conseiller général du canton de Maripasoula ont assisté à cette cérémonie en présence des populations Bushe nengue et amérindiennes. 20 chefs coutumiers étaient présents, dont 15 résidants à Maripasoula et 5 à Papaïchton.

Le but de cette visite consistait en la remise des tenues de cérémonies aux Capitaines du Haut Maroni. Manifestation qui marque l’affirmation de leurs statuts au sein de leurs organisations mais aussi au sein de la République. C’était l’occasion pour le Conseil général de faire le point sur l’avancement des différents dossiers. Parmi les sujets en suspens : les moyens dont disposent les Capitaines pour mener leurs missions ; les nominations en instance ; la carte professionnelle ; l’accès aux services du Département (lieux de réunion, téléphone, rédaction de courriers…) ; ainsi que leurs déplacements sur le territoire. Au cours de cette cérémonie, le conseil général a tenu a réaffirmé ses engagements pris auprès des autorités notamment en ce qui concerne les travaux de réhabilitation de la maison du Gran Man de Papaïchton, Doudou Paul.

Par ailleurs, d’autres rencontres sont prévues. Courant 2010, le Conseil général a pris l’engagement de tenir une réunion avec les Capitaines du Littoral et ceux des autres territoires de la Guyane.

Notons que chaque année, les autorités coutumières reçoivent leurs tenues de cérémonies et tous les deux ans l’uniforme de couleur blanche et le képi de Capitaine. Le Conseil général rémunère également les Gran Man et les Capitaines de Guyane. En effet, ce système existe bien avant la décentralisation. En 1985, à son arrivée à la tête du Conseil général, Elie Castor décide un geste politique fort. En effet, il a estimé qu’il revenait au Département le droit d’avoir la gestion des chefs coutumiers, en les nommant et en versant leur rémunération.

Aujourd’hui, l’un des chantiers prioritaires de la collectivité est axé sur la prise en compte du rôle des autorités coutumières. Facilitateurs, arbitres, intermédiaires ou médiateurs, des rôles que le Conseil général compte optimiser afin de pérenniser les relations sociales entre les populations de Guyane.

La reconnaissance du statut coutumier ?

La question est acquise en Guyane qui reconnaît la place et le poids de ces « Sages » dans l’organisation culturelle des populations Amérindiennes et Bushe nengue. De même, sur certains territoires d’Outre-mer, Nouvelle-Calédonie, Wallis-et-Futuna, Mayotte…le fait coutumier tient une place prépondérante. Cependant, la France ne fait pas partie des 20 pays signataires de la convention 169 de l’Organisation Internationale du Travail (OIT) sur les droits des peuples indigènes et tribaux.

Reine Azor-Plenet.