« Désengorger les voies existantes et désenclaver les communes de l’intérieur »
Quelles sont vos priorités concernant les infrastructures du Département ?
Il s’agit tout d’abord de restaurer, mettre à niveau et sécuriser l’ensemble de nos équipements qui nécessitent une réhabilitation. Cette dépense importante que nous engageons aujourd’hui est le passage obligé qui nous permettra de poursuivre les investissements de modernisation des infrastructures existantes ainsi que la création de nouvelles routes pour désenclaver les communes de l’intérieur, car la question de la mobilité reste un problème pour nombre de Guyanais. Parallèlement, pour améliorer la circulation sur l’agglomération de Cayenne nous allons mettre en place un plan de déplacement au regard des résultats d’une grande enquête réalisée au niveau des ménages.
Par les chantiers que vous réalisez, contribuez-vous à la lutte contre le chômage ?
Bien sûr. Ces travaux sont générateurs d’emploi local. De plus, pour favoriser le retour sur le marché du travail des personnes en situation précaire (demandeurs d’emploi de longue durée, Rmistes…) le Conseil Général a imposé des clauses d’insertion pour certains de ses marchés publics, notamment pour les travaux d’entretien des abords des routes départementales (opérations de fauchage et d’élagage). Favoriser l’emploi des personnes en difficultés est l’un des axes de la politique menée par le Président Alain Tien-Liong.
Vous participez activement au développement d’un travail en réseau…
Oui, le service des infrastructures routières du Conseil Général collabore avec les différentes municipalités et participe à des investissements conjoints. Ainsi, nous aidons à hauteur de 188 000 € la Ville de Rémire Montjoly à mettre aux normes une voie de dégagement entre les Ames Claires et St Martin. Toujours dans le cadre des aides aux communes, le Conseil Général a participé à la création d’une nouvelle route sur la commune de Matoury. Dans un souci de solidarité et d’aménagement du territoire, le Conseil Général a accepté la maitrise d’ouvrage déléguée pour la réfection des 13 km de la route de Cacao, à la demande du Préfet et du Maire de Roura. Un chantier qui sera financé par l’Etat, la Région et le Département.